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CAROLINE ANDRIEU

Plaisir des yeux

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Fille d’imprimeur et de bibliothécaire, Caroline Andrieu grandit dans l’univers de la presse et de l’édition. Depuis l’enfance, elle s’imprègne de l’imaginaire du dessin, sans jamais le quitter. Rencontre avec une artiste multi-facette.
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A côté de son lycée, Caroline Andrieu demande à ses parents de l’inscrire dans des cours de dessins. Elle y va trois à quatre fois par semaine. Elle y forgera son ambition.
Après l’obtention du bac, elle rentre dans une prépa spécialisée en art : l’atelier de Sèvres. Une école qui prépare aux concours des plus grandes études dans le domaine (Beaux-arts, Arts Déco) mais avec l’arrivée d’internet, elle choisit de se former aux études de graphisme à l’école l’EPSAA, école professionnelle de graphisme de Paris.  À la suite de cette formation, elle enchaîne des stages et les postes dans des agences de communication sans être vraiment convaincue. Une ancienne collègue lui propose d’intégrer le groupe de presse Condé Nast pour travailler chez Vogue et Glamour. Elle y restera 11 ans. Pendant 5 ans, elle travaille pour le web en tant que graphiste. Attirée par la presse papier, elle devient graphiste pour le magazine GQ puis directrice artistique adjointe. Au bout de 5 ans, elle est promue directrice artistique du magazine Glamour. Il y a 3 ans, elle quitte le groupe Condé Nast mais a pu étoffer en parallèle une clientèle en tant qu’illustratrice indépendante. Elle se consacre alors totalement à l’illustration.

Des portraits inspirés

Quand Caroline Andrieu répond à une commande, elle fouille dans la banque d’image de son ordinateur où elle enregistre une pléiade de références artistiques. Mais c’est le 7 ème art qui l’inspire en premier, elle replonge souvent dans la mémoire cinématographique des films qui trônent dans sa tête. Plus que des films, des réalisateurs comme David Lynch, Eric Rohmer, Yasujiro Ozu, John Cassavetes, Ingmar Bergman, Rainer Werner Fassbinder, Dario Argento ou même Chantal Akerman stimulent sa création. Et dans son salon, un seul grand poster : Les nuits de la pleine Lune, de Rohmer avec Pascale Ogier qu’elle dépeint souvent dans ses illustrations.
Outre les stars oubliées du grand écran, l’artiste s’amuse aussi à dessiner des séries de portraits de gens qu’elle connaît. Son défi : retranscrire les expressions caractéristiques d’une personne et parfois ses multiples facettes.

« Le dessin c’est beaucoup d’observation : j’essaye à travers lui de transmettre ce que je ressens de la personne, j’ai une bonne mémoire photographique. »

Côté processus de création, Caroline Andrieu dessine à la main, rien sur ordinateur. Mis à part le scan final et d’infimes retouches pour éviter les poussières visibles. Elle travaille principalement aux crayons de couleur et à l’aquarelle. Chez elle, beaucoup de papiers différents qui réagissent selon les textures et la teinte… Son entourage dit d’elle qu’elle dessine vite :  elle peut réaliser un dessin de presse en une ou deux heures.
Quand la crise sanitaire sera terminée, elle aimerait retourner au Japon pour s’imprégner de la culture et des paysages et réaliser des carnets de voyage. Depuis 2,3 ans, elle a repris le modèle vivant dans un atelier. Le dessin à vue est primordial. « Depuis des années, je travaille le dessin d’après photo et c’est un peu limitant, on a une image qui n’est pas en volume, on est contraint par la vision de quelqu’un d’autre, alors que le dessin à vue, on peut tout maitriser, on fait ses propres choix. »
Quand on lui parle de ses actualités et de ses projets, Caroline Andrieu ouvre le champ des possibles : il y a peu de temps, elle a démarré la gravure et la lithographie. Ce sont des activités qui complètent son travail, un outil supplémentaire qui, elle espère, l’emmènera à concevoir des éditions. Elle envisage également de pouvoir faire de sa série de portraits un livre ou une exposition.
Son prochain défi ? Se dessiner elle-même. Des autoportraits. Elle, qui passe son temps à dessiner les autres, veut s’aventurer sur sa propre personne.
Bientôt, nous pourrons également se procurer ses dessins, des originaux, sur son Eshop.

Instagram : @Wasteland

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